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Le crédit pour travaux de rénovation

03/07/2018

Le crédit travaux permet de financer tout type de rénovations, mais également un aménagement ou une construction lié à un bien immobilier. Par exemple il pourra permettre de financer l’installation d’une piscine, d’une terrasse, d’un jardin, ou encore l’aménagement de combles, la construction d’une pièce supplémentaire, la rénovation de la cuisine, etc. Le crédit travaux est en règle générale affecté à un projet prédéfini, cela signifie qu’il faudra présenter à l’organisme ou la banque qui accorde le prêt toutes les pièces justificatives. D’autres possibilités de financement existent, elles dépendent cependant de la nature des travaux et de la situation de l’emprunteur.

Les avantages de réaliser des travaux

Opter pour l’achat d’un logement qui nécessite la réalisation de travaux peut être un choix judicieux. En effet, cette rénovation du logement permet d’obtenir un meilleur prix d’acquisition, du fait de la décote liée à son état. D’autre part, lorsqu’il s’agit d’un logement acheté pour faire un investissement locatif, le coût des travaux de rénovation de celui-ci peut dans certains cas être déduit des loyers imposables. Il s’agit de déficits fonciers qui peuvent donc faire baisser le montant du revenu global imposable.

D’un côté, faire des travaux dans son logement est une possibilité pour lui redonner de la valeur, de l’autre cela permet de faire des économies, lorsqu’il s’agit par exemple de travaux de rénovation énergétique, qui améliorent la performance énergétique du logement. Pour ce type de remise en état du logement, de nombreux dispositifs d’aides (crédit d’impôt, TVA au taux réduit de 5,5%, prêt à taux zéro, etc.) et d’avantages sont proposés au consommateur. Pour en bénéficier il faut cependant respecter certaines conditions, qui sont que les travaux doivent être affectés à l’habitation (résidence principale ou secondaire) et que le logement doit être achevé depuis plus de deux ans.

Avant de se lancer il faudra vérifier toutes les autorisations de travaux nécessaires. Lorsqu’il s’agit de travaux d’entretien ou de réfection peu importante (peinture, menuiserie, mises aux normes électriques, rénovation de la salle de bain, etc.) aucune formalité particulière n’est requise. Par contre, les travaux de petites constructions ou de modifications de façade (sauf travaux de ravalement depuis le 1er avril 2014) nécessitent une déclaration préalable à la mairie où se situe le logement. Lorsque les travaux concernent un agrandissement de la maison de plus de 20m² (40 m² en zone urbaine d’un plan local d’urbanisme) ou que sa surface va aller au-delà des 170 m² une fois les travaux réalisés, il faudra obtenir un permis de construire. Enfin, en cas de copropriété il faudra scrupuleusement vérifier les conditions de réalisation de travaux dans le règlement. Les travaux avec conséquence sur l’aspect extérieur de l’immeuble (terrasse, véranda) et les parties communes nécessitent l’autorisation de l’assemblée générale des copropriétaires de l’immeuble.

Choisir la meilleure option de financement

Avant de choisir quel crédit souscrire pour le financement de travaux, il faut établir un, voire plusieurs devis. Cela permettra de bien estimer le coût des travaux qui ne sont pas identiques selon leur grandeur. Il faut par exemple compter en moyenne 150 euros par mètre carré pour des travaux légers, contre 1.000 euros par mètre carré pour la rénovation des peintures, de l’électricité ou encore de la salle bain. Le prix monte à 1.400 euros le mètre carré pour des travaux de gros œuvre comme la création de murs, des ouvertures, etc.  Il faudra donc bien définir l’étendue des travaux et leur objectif, s’agit-il de travaux de remise aux normes, d’amélioration du cadre de vie ou encore de réduction de la facture énergétique ?

Bon à savoir en cas d’acquisition d’un bien immobilier : le coût des travaux peut être inclus dans le crédit immobilier. Par contre comme il s’agit d’emprunter une somme plus importante, la capacité globale d’achat sera impactée. Evaluer sa capacité d’endettement et l’impact des mensualités sur le budget du ménage est primordial. Le taux d’endettement, c'est-à-dire le montant total que représente le remboursement des crédits/dettes est fixé de manière générale à 33%.

Les différents types de crédits travaux sont :

  • Le prêt affecté travaux est attribué uniquement pour la réalisation des travaux et nécessite de présenter à l’organisme prêteur le ou les devis accompagnés le cas échéant de différents justificatifs. Son taux est fixe et les mensualités sont définies à l’avance.
  • Le prêt personnel travaux (crédit à la consommation) qui permet d’utiliser la somme empruntée en toute liberté, sans avoir besoin de justifier les achats et les répartitions diverses. Son montant doit être inférieur ou égal à 75.000 euros.
  • Le prêt immobilier amortissable classique, qui doit obligatoirement concerné l’habitation principale ou secondaire. Obtenu à taux fixe ou révisable (selon l’évolution des taux immobiliers), le montant emprunté doit être supérieur à 75.000 euros.
  • Le prêt de l'Agence Nationale de l'Habitat (Anah), adressé uniquement aux ménages modestes et propriétaires pour rénover un logement insalubre, réaliser des travaux d’isolation acoustique, thermique, le désamiantage ou encore les traitements contre les termites et autres insectes xylophages. Il est attribué par bouquet de travaux pour un montant de 20.000 euros maximum pour deux bouquets et 30.000 euros maximum pour trois bouquets. A noter que pour les ménages les plus démunis, il existe encore d’autres prêts comme le prêt d’amélioration de l’habitat accordé par la CAF et le prêt accession sociale.

A ces crédits s’ajoutent aussi les prêts aidés qui sont :

  • Le prêt d’épargne logement qui est accordé à l'issue d'une phase d'épargne de quatre ans sur un plan épargne logement (PEL ou CEL). Son montant maximal est de 92.000 euros pour un PEL et 23.000 euros maximum pour un CEL. Les deux sont cumulables mais pour un montant maximal de 92.000 euros. Dans certains cas une prime peut être accordée par l’Etat.
  • L’éco-prêt à taux zéro (éco PTZ) accordé aux propriétaires d’un logement achevé avant le 1er janvier 1990 et pour la réalisation de travaux de rénovation énergétique. Ceux-ci doivent répondre à des caractéristiques techniques d’un côté et être réalisés par des professionnels agréés. Son montant varie entre 10.000 et 30.000 euros selon la nature et l’ampleur des travaux à réaliser.

Enfin, pour des travaux réalisés dans les logements achevés depuis plus de deux ans, la TVA peut baisser. Il s’agit alors d’une TVA intermédiaire de 10%, réservée aux travaux d'amélioration, de transformation, d'aménagement et d'entretien. Dans certains cas, notamment pour les travaux d’économie d’énergie, elle baisse à 5,5% pour les travaux de rénovation ou d'amélioration énergétique. Pour rappel, le taux normal de la TVA pour des travaux de rénovation est de 20%. Pour bénéficier des tarifs avantageux, il faut présenter à l’entreprise une attestation qui certifie que les conditions d’application du taux réduit ou du taux intermédiaire sont remplies. Il faudra la fournir au début des travaux ou au plus tard avant la facturation et elle doit correspondre aux modèles établis par l’administration fiscale selon la nature des travaux.

Pour choisir le meilleur crédit travaux il faut faire jouer la concurrence et bien étudier les offres et les conditions. Le coût total du crédit est un élément important à comparer. Enfin, il ne faut pas hésiter à s’adresser à toute sorte d’établissements différents, les banques, mais aussi les organismes de crédit spécialisés.